Le Diagnostic de Performance Énergétique, plus connu sous l’acronyme DPE, est devenu en quelques années l’un des documents les plus regardés dans une transaction immobilière. Apparu en 2006, profondément réformé en 2021, et à nouveau modifié au 1er janvier 2026, il est aujourd’hui obligatoire pour toute vente ou location, opposable juridiquement, et conditionne même la possibilité de mettre un logement en location.
Mais que mesure-t-il exactement ? Comment est-il calculé ? Quand faut-il le faire ? Combien coûte-t-il ? Et qu’est-ce qui change concrètement avec la réforme 2026 ? Voici le guide complet pour tout comprendre.
Le DPE en bref : définition et rôle
Le Diagnostic de Performance Énergétique est un document officiel qui évalue la performance énergétique d’un logement et son impact climatique. Il attribue à chaque bien immobilier une étiquette énergétique allant de A (très performant) à G (passoire thermique), basée sur deux critères combinés :
- La consommation d’énergie primaire annuelle, exprimée en kilowattheures par mètre carré et par an (kWh/m²/an)
- Les émissions de gaz à effet de serre générées par cette consommation, exprimées en kilogrammes équivalent CO₂ par mètre carré et par an (kg CO₂/m²/an)
Le DPE doit obligatoirement être remis à un acquéreur ou à un locataire avant la signature du contrat de vente ou du bail. Sa note figure sur toutes les annonces immobilières depuis 2022.
À retenir
Le DPE n’est pas une mesure de consommation réelle, mais une estimation théorique basée sur les caractéristiques du bâtiment (isolation, équipements de chauffage, ventilation, production d’eau chaude). Deux ménages occupant le même logement peuvent donc consommer très différemment selon leurs habitudes, mais auront le même DPE.
L’histoire et les évolutions du DPE
Comprendre les évolutions du DPE permet de mieux saisir pourquoi cet outil est devenu si central aujourd’hui.
2006 : la création du DPE
Le DPE est instauré en 2006 par la loi de programme fixant les orientations de la politique énergétique. À l’origine, il s’agissait simplement d’un document informatif que le vendeur ou bailleur devait remettre à titre indicatif. Sa fiabilité était souvent critiquée : deux diagnostics réalisés sur le même logement pouvaient donner des résultats très différents.
Juillet 2021 : la grande réforme
Le 1er juillet 2021 marque une rupture majeure. Le DPE devient opposable juridiquement : si un acheteur ou un locataire constate que la note réelle est inférieure à celle annoncée, il peut se retourner contre le vendeur ou le bailleur. Cette opposabilité s’accompagne de plusieurs changements structurants :
- Une méthode de calcul unifiée appelée 3CL-DPE (pour Calcul de Consommation Conventionnelle des Logements), qui remplace définitivement la méthode « sur facture » jugée trop imprécise
- Une étiquette unique combinant énergie et climat, alors qu’auparavant deux étiquettes séparées coexistaient
- Une graduation des classes plus stricte : pour obtenir un A, un logement doit consommer moins de 70 kWh/m²/an (contre 50 auparavant)
- La fin des DPE vierges qui pouvaient auparavant être délivrés sans étiquette
2024 : ajustement pour les petites surfaces
Un arrêté du 25 mars 2024 modifie les seuils des étiquettes pour les logements de moins de 40 m². L’ancienne méthode pénalisait systématiquement les petites surfaces (effet mathématique lié à la production d’eau chaude rapportée au m²). Cette mesure a permis à environ 140 000 logements de sortir du statut de passoire thermique sans aucun travaux.
Janvier 2026 : la réforme du coefficient électricité
Au 1er janvier 2026, une nouvelle évolution majeure entre en vigueur. Le coefficient de conversion de l’électricité passe de 2,3 à 1,9, suite à l’arrêté du 13 août 2025 publié au Journal officiel. Cette mesure, alignée sur la valeur européenne, vise à mieux refléter le caractère décarboné du mix électrique français (75 % nucléaire, 25 % renouvelables).
Conséquence concrète : environ 850 000 logements chauffés à l’électricité sortent automatiquement du statut de passoire thermique, sans aucun travaux. Aucun logement ne voit son étiquette baisser. Nous y reviendrons en détail plus loin.
Comment est calculé le DPE ? La méthode 3CL expliquée
C’est la question la plus posée par nos clients chez Tempoclim. Voici le fonctionnement réel du calcul, débarrassé du jargon.
Les données collectées par le diagnostiqueur
Lors de sa visite (qui dure entre 1 et 3 heures selon la taille du logement), le diagnostiqueur certifié relève plus de 60 paramètres sur le bâti et les équipements :
- Caractéristiques du bâti : surface, hauteur sous plafond, orientation, année de construction, type de mur (pierre, brique, béton, parpaing), épaisseur et nature de l’isolation des murs, des combles, du plancher bas
- Menuiseries : type de vitrage (simple, double, triple), nature des menuiseries (bois, PVC, aluminium), présence de volets ou stores
- Système de chauffage : énergie utilisée (gaz, fioul, électricité, bois, réseau de chaleur), type d’équipement (chaudière, pompe à chaleur, convecteurs, poêle), âge et puissance, présence de régulation
- Production d’eau chaude sanitaire : type de ballon, énergie utilisée, volume, isolation
- Ventilation : VMC simple flux, hygroréglable, double flux, ou ventilation naturelle
- Climatisation : présence et type d’équipement
Le diagnostiqueur doit s’appuyer sur des preuves documentaires (factures de travaux, fiches techniques des équipements, plans). Si une donnée n’est pas documentée, il applique des valeurs par défaut volontairement pessimistes, ce qui peut tirer la note vers le bas. C’est pour cela que conserver toutes les preuves de travaux est crucial : un mur isolé sans facture pour le prouver sera considéré comme non isolé dans le calcul.
De l’énergie finale à l’énergie primaire
Une fois les données collectées, le logiciel certifié 3CL calcule la consommation d’énergie finale annuelle théorique du logement : c’est ce que vous consommez réellement chez vous (les kWh que vous payez sur votre facture).
Mais le DPE ne s’arrête pas là. Il convertit cette énergie finale en énergie primaire, qui inclut toute l’énergie nécessaire pour produire et acheminer l’énergie jusqu’à votre logement (extraction, raffinage, transport, pertes en ligne pour l’électricité). Cette conversion utilise des coefficients différents selon l’énergie :
| Énergie | Coefficient avant 2026 | Coefficient depuis 2026 |
|---|---|---|
| Électricité | 2,3 | 1,9 |
| Gaz naturel | 1 | 1 |
| Fioul | 1 | 1 |
| Bois bûches | 1 | 1 |
| Réseau de chaleur | variable | variable |
Concrètement avant 2026, 1 kWh d’électricité consommé chez vous comptait comme 2,3 kWh dans le calcul du DPE. Cela pénalisait fortement les logements chauffés à l’électricité, alors même que cette énergie est massivement décarbonée en France. Depuis 2026, le ratio est plus juste : 1 kWh consommé compte pour 1,9 kWh d’énergie primaire.
Le calcul des émissions de CO₂
En parallèle, le logiciel calcule les émissions de gaz à effet de serre liées à cette consommation. Là encore, les coefficients varient fortement selon l’énergie :
- Le gaz naturel émet 227 g CO₂ par kWh d’énergie finale
- Le fioul émet 324 g CO₂ par kWh
- L’électricité émet seulement 79 g CO₂ par kWh (mix français très décarboné)
- Le bois bûches émet 30 g CO₂ par kWh (énergie quasi neutre en carbone)
C’est pour cela qu’un logement chauffé au fioul peut se retrouver en classe G même avec une bonne isolation : ses émissions de CO₂ sont structurellement élevées.
La double étiquette : l’étiquette retenue est la pire des deux
Voici un point que beaucoup de propriétaires ignorent. Le calcul produit deux notes simultanées :
- Une note basée sur la consommation en énergie primaire (kWh/m²/an)
- Une note basée sur les émissions de gaz à effet de serre (kg CO₂/m²/an)
L’étiquette finale du DPE est toujours la pire des deux. Un logement tout électrique parfaitement isolé peut avoir une excellente note CO₂ (mix électrique décarboné) mais une note médiocre en énergie primaire (à cause du coefficient de conversion). Inversement, un logement au gaz récent peut avoir une bonne consommation mais être plombé par les émissions de CO₂.
C’est précisément pour cela que la réforme 2026 du coefficient électricité a un impact massif : elle rapproche les deux notes pour les logements électriques, qui basculent en classe supérieure.
Les 7 classes énergétiques : seuils et signification
Voici les seuils précis qui définissent chaque classe DPE en France métropolitaine (la note finale étant toujours la pire des deux étiquettes énergie / climat) :
| Classe | Énergie primaire (kWh/m²/an) | Émissions CO₂ (kg/m²/an) |
|---|---|---|
| A | ≤ 70 | ≤ 6 |
| B | 71 à 110 | 7 à 11 |
| C | 111 à 180 | 12 à 30 |
| D | 181 à 250 | 31 à 50 |
| E | 251 à 330 | 51 à 70 |
| F | 331 à 420 | 71 à 100 |
| G | > 420 | > 100 |
Ce que signifie concrètement chaque classe
- Classes A et B : logements très performants, principalement neufs ou ayant fait l’objet d’une rénovation lourde. Ils représentent moins de 5 % du parc immobilier français.
- Classe C : logements performants, généralement bien isolés avec un système de chauffage moderne. C’est l’objectif raisonnable d’une rénovation d’ampleur réussie.
- Classe D : la classe la plus représentée en France. Logements corrects mais avec des marges d’amélioration sur l’isolation ou le chauffage.
- Classe E : logements aux performances limitées, souvent avec une isolation insuffisante ou un système de chauffage vétuste. Environ 21 % des résidences principales françaises selon les données ONRE.
- Classes F et G : les fameuses passoires thermiques, environ 4,8 millions de logements en France au 1er janvier 2023. Soumises à des obligations légales croissantes (interdiction de location progressive).
Quand faut-il faire un DPE ?
Le DPE est obligatoire dans plusieurs situations bien précises.
En cas de vente d’un bien immobilier
Le DPE doit être réalisé avant la mise en vente et figurer obligatoirement dans toutes les annonces immobilières (presse, sites internet, vitrines d’agence). Il doit être remis à l’acquéreur lors de la signature du compromis ou de l’acte authentique. Sa note conditionne désormais largement le prix de vente : selon les Notaires de France, chaque classe DPE en plus ou en moins représente en moyenne 8 % de valeur sur une maison et 4 % sur un appartement.
À noter : pour les logements classés F ou G (depuis 2023), et étendu aux classes E (depuis le 1er janvier 2025), un audit énergétique doit également être réalisé en plus du DPE. Cet audit, plus poussé, propose des scénarios chiffrés de rénovation. Il sera obligatoire pour les classes D à partir du 1er janvier 2034.
En cas de location
Le DPE doit être annexé au bail lors de la signature. Pour les logements classés F ou G, des restrictions existent depuis le 24 août 2022 : interdiction d’augmenter le loyer, et progressivement interdiction totale de location selon le calendrier que nous détaillons plus loin.
Lors d’une construction neuve
Tout logement neuf doit faire l’objet d’un DPE, généralement dans le cadre de l’attestation de conformité à la réglementation environnementale RE2020.
À titre volontaire
Vous pouvez tout à fait demander un DPE sans obligation légale, par exemple pour évaluer la performance de votre logement avant d’engager des travaux d’amélioration, ou pour anticiper une vente future. C’est une démarche que nous recommandons à nos clients toulousains qui réfléchissent à une rénovation énergétique : le DPE chiffre les marges de progression et permet de prioriser les travaux.
Qui peut réaliser un DPE et combien ça coûte ?
Le DPE doit obligatoirement être établi par un diagnostiqueur immobilier certifié. Cette certification est délivrée par un organisme accrédité par le COFRAC (Comité français d’accréditation), et le diagnostiqueur doit suivre une formation continue régulière.
Vérifier la certification d’un diagnostiqueur
L’ADEME tient un annuaire officiel des diagnostiqueurs certifiés, accessible sur son site. Avant toute prestation, vérifiez que votre diagnostiqueur y figure et que sa certification est en cours de validité. Depuis la loi du 30 juin 2025 sur la lutte contre les fraudes aux aides publiques, chaque DPE comportera prochainement un QR code permettant de vérifier instantanément sa validité auprès de l’ADEME.
Combien coûte un DPE ?
Le tarif d’un DPE n’est pas réglementé. Il varie selon la taille du logement, sa localisation, et la concurrence locale. Comptez :
- 100 à 150 € pour un studio ou un T1
- 150 à 250 € pour un appartement de taille moyenne
- 200 à 350 € pour une maison individuelle
Notre conseil : faites établir 2 ou 3 devis avant de choisir, et ne prenez pas systématiquement le moins cher. Un diagnostiqueur sérieux passe le temps nécessaire pour relever toutes les caractéristiques du bâti, ce qui peut faire la différence entre une note F et une note E.
Durée de validité du DPE
Un DPE est valable 10 ans à compter de sa date de réalisation. Cette durée s’applique aux DPE réalisés depuis le 1er juillet 2021 selon la nouvelle méthode 3CL.
Cas particulier : les DPE anciens
Pour les DPE plus anciens, des règles transitoires ont été appliquées :
- DPE réalisés avant le 31 décembre 2017 : ne sont plus valides depuis le 31 décembre 2022
- DPE réalisés entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 : ont expiré le 31 décembre 2024
Si votre DPE est dans cette catégorie, vous devez en faire réaliser un nouveau pour toute vente ou location.
Mise à jour gratuite avec la réforme 2026
Bonne nouvelle pour les logements chauffés à l’électricité : si votre DPE a été réalisé entre juillet 2021 et décembre 2025 et qu’il est encore valide, vous pouvez le faire mettre à jour gratuitement sans nouvelle visite du diagnostiqueur. Il suffit de vous rendre sur le site de l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, d’entrer le numéro de votre DPE existant, et de télécharger une attestation officielle intégrant le nouveau coefficient. Cette attestation a la même valeur juridique que votre DPE initial.
La réforme 2026 du DPE : ce qui change concrètement
Au-delà du chiffre du coefficient, voyons concrètement qui est gagnant et qui ne l’est pas avec la réforme du 1er janvier 2026.
Les grands gagnants : les logements chauffés à l’électricité
Sont concernés les logements équipés de :
- Convecteurs électriques (radiateurs ou panneaux rayonnants)
- Pompes à chaleur (air/air, air/eau, géothermie)
- Climatisation réversible utilisée pour le chauffage
- Chauffe-eau électrique ou ballon thermodynamique
- Plancher chauffant électrique
Selon les estimations officielles, environ 850 000 logements sortent du statut de passoire thermique uniquement grâce à cette réforme. Pour un logement aujourd’hui classé F avec une consommation finale de 100 kWh/m²/an en tout électrique, le calcul donne :
- Avant 2026 : 100 × 2,3 = 230 kWh/m²/an d’énergie primaire → classe E (limite F)
- Depuis 2026 : 100 × 1,9 = 190 kWh/m²/an d’énergie primaire → classe D
Ceux qui ne changent pas : les logements gaz, fioul ou bois
Si votre logement est chauffé au gaz, au fioul ou au bois, votre étiquette ne change pas avec la réforme. Le coefficient appliqué à ces énergies reste à 1, et leur empreinte CO₂ reste élevée (sauf pour le bois). La réforme cible exclusivement l’électricité.
Comment savoir si votre DPE va changer ?
Trois solutions :
- Le simulateur officiel sur le site de l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME (méthode la plus fiable)
- Demander à un diagnostiqueur une simulation rapide
- Estimation manuelle : si votre énergie primaire actuelle est dominée par l’électricité, divisez la part électrique par 2,3 puis multipliez par 1,9 pour estimer la nouvelle valeur
Pour comprendre l’impact concret de cette réforme sur votre projet de rénovation, consultez notre guide Comment améliorer son DPE en 2026.
Le DPE collectif : la nouveauté pour les copropriétés
La loi Climat et Résilience a également instauré un DPE collectif obligatoire pour tous les bâtiments d’habitation collective, à l’échelle du bâtiment entier. Le calendrier est désormais complet :
- 1er janvier 2024 : copropriétés de plus de 200 lots et immeubles en monopropriété
- 1er janvier 2025 : copropriétés entre 50 et 200 lots
- 1er janvier 2026 : copropriétés de moins de 50 lots
Ce DPE collectif est complété par un Plan Pluriannuel de Travaux (PPPT) qui identifie les travaux nécessaires pour améliorer la performance énergétique de l’immeuble sur les 10 prochaines années. Ces deux documents sont essentiels pour mobiliser MaPrimeRénov’ Copropriété, qui peut financer 25 à 35 % du coût des travaux si la copropriété atteint au moins 35 % de gain énergétique.
DPE et obligations légales : ce qu’il faut savoir
Le DPE n’est plus un simple document indicatif, il a des conséquences juridiques majeures.
L’opposabilité juridique depuis 2021
Si la note réelle d’un logement (constatée après vérification) est inférieure à celle annoncée dans le DPE, l’acquéreur ou le locataire peut :
- Demander des dommages et intérêts au vendeur ou bailleur
- Faire annuler la vente dans les cas les plus graves
- Imposer la réalisation de travaux dans le cas d’une location
Le diagnostiqueur engage également sa responsabilité professionnelle. Il dispose d’une assurance obligatoire pour couvrir les erreurs.
Les sanctions en cas de DPE frauduleux
La fausse déclaration ou la falsification d’un DPE expose à des sanctions pénales lourdes pouvant aller jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende en cas de publicité mensongère ou pratique commerciale trompeuse.
Calendrier des interdictions de location
Pour les propriétaires bailleurs, l’enjeu est devenu majeur. La loi Climat et Résilience interdit progressivement la location des passoires thermiques :
- Depuis le 1er janvier 2025 : logements classés G interdits à la location
- Au 1er janvier 2028 : interdiction étendue aux classes F (environ 1,2 million de logements concernés)
- Au 1er janvier 2034 : interdiction étendue aux classes E (environ 2,6 millions de logements)
Pour les départements et régions d’outre-mer, le calendrier est adapté : interdiction des classes G au 1er janvier 2028 et des classes F au 1er janvier 2031.
Le calendrier complet et ses implications sont détaillés sur service-public.fr.
Comment améliorer son DPE ?
Si votre DPE est insatisfaisant, plusieurs leviers existent pour gagner des classes énergétiques. Les plus efficaces sont :
- Le remplacement du système de chauffage par une pompe à chaleur (gain de 1 à 2 classes)
- L’isolation thermique par l’extérieur des murs (gain de 1 à 2 classes en maison)
- Le remplacement des menuiseries anciennes par du double vitrage performant (gain d’une demi à une classe)
- L’installation d’une VMC double flux ou hygroréglable B (gain d’une demi à une classe)
- La modernisation de la production d’eau chaude (ballon thermodynamique notamment)
Pour le détail chiffré de chaque travaux et des stratégies adaptées maison ou appartement, consultez notre guide complet Comment améliorer son DPE en 2026 : les travaux qui rapportent vraiment des classes énergétiques.
La méthode Tempoclim : du diagnostic à l’action
Chez Tempoclim, nous accompagnons chaque semaine des propriétaires toulousains dans leur projet d’amélioration de DPE. Notre approche est volontairement pédagogique : avant de proposer des travaux, nous prenons le temps d’expliquer le calcul du DPE, ses leviers d’action, et les gains attendus pour chaque scénario.
Notre audit gratuit à domicile permet d’identifier les travaux pertinents pour votre situation, de chiffrer le gain DPE attendu, et de mobiliser l’ensemble des aides disponibles (MaPrimeRénov’, CEE, éco-PTZ). Certifiés RGE QualiPAC, nous assurons la coordination des chantiers de rénovation énergétique avec un seul interlocuteur.
Vous souhaitez faire un point sur le DPE de votre logement et identifier les travaux à engager ? Contactez-nous pour un audit gratuit.
FAQ — Tout savoir sur le DPE
Qu’est-ce qu’un DPE et à quoi sert-il ?
Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) est un document officiel qui évalue la performance énergétique d’un logement et son impact climatique. Il attribue une note de A à G basée sur la consommation d’énergie primaire (kWh/m²/an) et les émissions de gaz à effet de serre (kg CO₂/m²/an). Il est obligatoire pour toute vente ou location depuis 2006, et opposable juridiquement depuis 2021.
Combien coûte un DPE en 2026 ?
Le tarif d’un DPE n’est pas réglementé et varie entre 100 et 350 € selon la taille du logement, sa localisation et le diagnostiqueur. Comptez en moyenne 150 à 250 € pour un appartement et 200 à 350 € pour une maison. Faites établir 2 à 3 devis avant de choisir.
Quelle est la durée de validité d’un DPE ?
Un DPE réalisé depuis le 1er juillet 2021 est valable 10 ans. Les DPE plus anciens ne sont plus valides : ceux réalisés avant le 31 décembre 2017 ont expiré fin 2022, et ceux réalisés entre janvier 2018 et juin 2021 ont expiré fin 2024.
Mon DPE va-t-il s’améliorer avec la réforme 2026 ?
Si votre logement est chauffé à l’électricité (convecteurs, pompe à chaleur, climatisation réversible, ballon thermodynamique), il y a de fortes chances que oui. Environ 850 000 logements sortent automatiquement du statut de passoire thermique grâce à la baisse du coefficient de conversion de l’électricité de 2,3 à 1,9. Vous pouvez vérifier gratuitement sur le site de l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME.
Le DPE est-il fiable ?
Depuis la réforme de juillet 2021 et l’application de la méthode 3CL, le DPE est devenu nettement plus fiable. Il s’appuie sur les caractéristiques objectives du bâtiment et non plus sur les factures d’énergie passées (qui dépendaient des habitudes des occupants). Il reste cependant une estimation théorique : votre consommation réelle peut varier selon vos usages.
Qui peut réaliser un DPE ?
Seul un diagnostiqueur immobilier certifié par un organisme accrédité COFRAC peut réaliser un DPE valide. Vous pouvez vérifier la certification d’un professionnel sur l’annuaire officiel de l’ADEME. Un DPE réalisé par un non-certifié n’a aucune valeur juridique.
Puis-je faire un DPE moi-même ?
Non, un DPE officiel doit obligatoirement être réalisé par un diagnostiqueur certifié. En revanche, il existe des simulateurs gratuits en ligne qui donnent une estimation indicative à titre informatif (sans valeur juridique). Cette estimation peut être utile pour anticiper la note de votre logement avant un projet de vente ou de travaux.
Article mis à jour le 1er mai 2026 par l’équipe Tempoclim, expert RGE en pompes à chaleur, climatisation et rénovation énergétique à Toulouse et sa région.