Réponse courte : oui, l’installation d’une pompe à chaleur améliore toujours le DPE de votre logement. Et depuis la réforme du coefficient électricité du 1er janvier 2026, son impact sur l’étiquette énergétique est encore plus marqué qu’avant. Mais l’ampleur du gain dépend de plusieurs facteurs : type de PAC installée, énergie remplacée, qualité de l’isolation, classe DPE de départ. Voici ce que vous pouvez réellement espérer en 2026.
Le gain dépend principalement de votre classe énergétique actuelle et du type de chauffage que vous remplacez. Voici les ordres de grandeur que nous constatons sur les chantiers Tempoclim à Toulouse et dans la région.
Le remplacement d’une chaudière fioul ou gaz ancienne par une pompe à chaleur air-eau permet de gagner 1 à 2 classes énergétiques. Une maison de 100 m² classée G peut ainsi passer en classe E, voire D si l’isolation est correcte.
Exemple concret : une maison toulousaine chauffée au fioul, classée G, passe en classe E après installation d’une PAC air/eau performante (SCOP 4,5). Avec quelques travaux d’isolation complémentaires (combles, fenêtres), elle peut atteindre la classe D.
Le gain se situe entre 1 et 1,5 classe. L’amélioration est significative mais moins spectaculaire qu’avec une passoire thermique, car le logement dispose déjà d’une base énergétique acceptable. Le passage en classe D ou C est tout à fait atteignable selon le type de PAC choisi et le système d’émetteurs en place.
L’installation d’une PAC améliore encore les performances et réduit les émissions de CO₂, mais le gain en nombre de classes est plus limité. L’objectif devient alors de viser l’excellence énergétique (classes B ou A), notamment dans le cadre d’une rénovation d’ampleur combinant plusieurs travaux.
Pour bien comprendre, il faut savoir comment fonctionne le calcul du DPE.
Le DPE évalue deux critères simultanément :
La classe finale du DPE est la plus mauvaise des deux. Une PAC, en améliorant les deux notes simultanément, maximise donc l’impact sur votre étiquette finale.
Grâce à son excellent rendement (SCOP de 4 à 5), une PAC produit 4 à 5 kWh de chaleur pour seulement 1 kWh d’électricité consommé. Cette efficacité fait chuter la consommation énergétique du logement.
Comparaison pour une maison de 100 m² à Toulouse :
| Système de chauffage | Consommation annuelle |
|---|---|
| Chaudière fioul | 15 000 kWh/an |
| Chaudière gaz | 11 000 à 12 000 kWh/an |
| Pompe à chaleur air/eau | 4 200 à 5 100 kWh/an |
Une pompe à chaleur émet jusqu’à 80 % de gaz à effet de serre en moins qu’une chaudière fioul, et 50 à 70 % de moins qu’une chaudière gaz. Cette réduction massive améliore directement l’étiquette climat du DPE.
Concrètement, voici les coefficients d’émission utilisés dans le calcul du DPE :
C’est principalement l’écart entre l’énergie remplacée et l’électricité (utilisée par la PAC) qui explique le gain massif sur l’étiquette climat. D’après le média indépendant bonpote.com, référence sur les questions environnementales, la pompe à chaleur est le moyen de chauffage qui émet le moins de CO₂, et de loin, devant le bois, le réseau de chaleur ou le gaz.
Pour comprendre en détail le mécanisme de calcul du DPE, consultez notre guide complet sur le DPE.
C’est l’une des questions les plus fréquentes en rendez-vous client. La distinction est cruciale parce que le gain DPE n’est pas le même.
C’est la solution la plus efficace pour améliorer votre DPE. En remplaçant votre chaudière, elle assure à la fois :
Ces deux postes représentent 80 à 90 % de la consommation énergétique d’un logement. C’est pour cela que la PAC air/eau a l’impact le plus fort.
Gain attendu : 1,5 à 2 classes énergétiques en remplacement d’une chaudière fioul ou gaz.
La PAC air/air, aussi appelée climatisation réversible, assure uniquement le chauffage et la fraîcheur estivale. Elle ne produit pas d’eau chaude sanitaire, ce qui limite son effet sur le DPE global.
Gain attendu : 1 à 1,5 classe énergétique selon le système qu’elle remplace.
Elle reste cependant une excellente solution pour améliorer le confort et réduire les factures, et nous l’installons régulièrement sous forme de climatisation réversible à Toulouse :
| Type de PAC | Gain DPE moyen | Configuration idéale | Production ECS |
|---|---|---|---|
| PAC air/eau | 1,5 à 2 classes | Maison avec circuit hydraulique existant | Oui |
| PAC air/air (clim réversible) | 1 à 1,5 classe | Appartement, maison sans circuit hydraulique, logement tout électrique | Non |
| PAC géothermique | 2 à 2,5 classes | Maison avec terrain disponible | Oui |
| PAC hybride (PAC + chaudière gaz) | 1 à 1,5 classe | Maison avec chaudière récente à conserver | Oui (par chaudière) |
Question fréquente qui mérite d’être clarifiée. La réponse est oui, à condition de bien comprendre le contexte.
C’est le scénario le plus favorable. Un logement chauffé par convecteurs électriques anciens (effet Joule) consomme entre 100 et 150 kWh/m²/an pour le chauffage seul. Une PAC air/air avec un SCOP de 4 ramène cette consommation à 25-40 kWh/m²/an, soit une division par 3 ou 4 de la consommation de chauffage.
Sur le DPE, cela se traduit régulièrement par un gain de 1 à 2 classes énergétiques, surtout depuis la réforme du coefficient électricité de janvier 2026 qui rapproche encore plus le calcul énergie primaire du calcul énergie finale.
Si vous installez une climatisation réversible en complément d’un chauffage gaz ou fioul existant, sans remplacer ce dernier, l’impact sur le DPE sera neutre, voire légèrement négatif : la consommation de chauffage principal ne change pas, et la consommation de climatisation estivale s’ajoute. Le DPE peut alors stagner ou perdre une demi-classe.
Conclusion pratique : la clim réversible améliore vraiment le DPE quand elle se substitue effectivement au système de chauffage en place. Elle reste cependant un excellent investissement confort dans les deux cas.
C’est une nouveauté majeure qui change la donne pour tous les logements équipés ou candidats à une pompe à chaleur.
Suite à l’arrêté du 13 août 2025 publié au Journal officiel, le coefficient de conversion de l’électricité dans le calcul du DPE est passé de 2,3 à 1,9. Ce coefficient sert à transformer l’énergie finale (les kWh que vous consommez réellement) en énergie primaire (l’énergie totale nécessaire pour produire et acheminer l’électricité jusqu’à chez vous).
Concrètement, 1 kWh d’électricité consommé compte désormais pour 1,9 kWh d’énergie primaire dans le DPE, contre 2,3 auparavant. Cette évolution reflète mieux le caractère décarboné du mix électrique français.
Les pompes à chaleur fonctionnent à l’électricité. Elles étaient donc historiquement pénalisées par le coefficient 2,3, alors même qu’elles consomment 3 à 5 fois moins d’électricité qu’un chauffage électrique classique grâce à leur rendement.
Avec le nouveau coefficient :
Si votre logement est déjà équipé d’une PAC et que votre DPE date d’avant 2026, vous pouvez télécharger gratuitement une attestation de nouvelle étiquette sur le site de l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, sans nouvelle visite du diagnostiqueur.
Voici les scénarios les plus fréquents que nous observons sur nos chantiers, en partant de la situation initiale :
| Situation initiale | Travaux | Classe DPE finale typique |
|---|---|---|
| Maison chauffée au fioul, classe G, isolation correcte | PAC air/eau seule | Classe E ou D |
| Maison chauffée au fioul, classe G, mauvaise isolation | PAC air/eau + isolation combles | Classe D ou C |
| Maison chauffée au gaz, classe E | PAC air/eau seule | Classe D ou C |
| Maison chauffée au gaz, classe D | PAC air/eau + menuiseries | Classe C ou B |
| Logement convecteurs électriques, classe F | Climatisation réversible | Classe D ou C (réforme 2026 incluse) |
| Logement convecteurs électriques, classe E | Climatisation réversible | Classe C ou D |
| Maison classe C avec chaudière gaz récente | PAC hybride | Classe B |
Ces ordres de grandeur sont à prendre comme une fourchette indicative. Le résultat exact dépend de l’isolation, du système de diffusion de chaleur, du dimensionnement de la PAC, et de la zone climatique du logement.
Quatre facteurs déterminent le résultat final.
Une pompe à chaleur exprime pleinement son potentiel dans un logement correctement isolé. Si votre maison présente des défauts d’isolation majeurs (combles non isolés, simple vitrage, murs sans isolation), le gain de DPE sera limité, il est alors souvent plus pertinent de coupler la PAC à des travaux d’isolation des combles.
Notre recommandation : pour les passoires thermiques, combinez l’installation d’une PAC avec des travaux d’isolation prioritaires (combles, fenêtres) pour maximiser le résultat. Cette combinaison ouvre aussi l’accès à MaPrimeRénov’ Parcours Accompagné, beaucoup plus généreuse.
La puissance doit être parfaitement adaptée aux besoins de votre logement. Un dimensionnement incorrect compromet les performances et donc l’amélioration du DPE.
C’est pour cela qu’une étude thermique préalable est indispensable avant chaque installation Tempoclim.
Le type d’émetteurs influence le rendement de votre PAC :
Toulouse est en zone climatique H2 (climat océanique altéré, hivers doux). Cette zone est particulièrement favorable aux pompes à chaleur air/eau, qui maintiennent un excellent rendement même par froid modéré. C’est l’un des avantages structurels de notre région pour la rénovation énergétique.
L’amélioration du DPE se traduit par des économies très concrètes sur votre facture énergétique.
Pour une maison de 100 m² à Toulouse :
| Système de chauffage | Consommation annuelle | Coût annuel (prix 2026) |
|---|---|---|
| Chaudière fioul | 1 500 à 2 000 L/an | 2 550 à 3 400 € |
| Chaudière gaz | 11 000 à 12 000 kWh/an | 1 100 à 1 400 € |
| PAC air/eau (SCOP 4) | 4 200 à 5 100 kWh élec. | 840 à 1 020 € |
| Climatisation réversible (SCOP 4) | 3 000 à 4 000 kWh élec. | 600 à 800 € |
Économies annuelles attendues :
Un meilleur DPE ne fait pas que baisser vos factures. Il valorise votre patrimoine, et les chiffres officiels sont sans appel.
Selon le bilan annuel 2025 des Notaires de France, publié en décembre 2025 sur les transactions de l’année 2024, chaque classe DPE en plus ou en moins représente en moyenne 8 % de valeur sur une maison et 4 % sur un appartement.
Concrètement :
Sur une maison vendue 350 000 € en classe D, passer à une classe G représente une moins-value de plus de 87 000 €.
Le calendrier d’interdiction de location des passoires thermiques est désormais bien établi :
Pour les bailleurs concernés, l’installation d’une PAC est souvent le levier le plus rentable pour passer en classe E ou D et préserver leurs revenus locatifs.
Installer une pompe à chaleur pour améliorer votre DPE vous rend éligible à plusieurs aides financières cumulables.
Pour le remplacement d’une chaudière gaz ou fioul par une pompe à chaleur :
Si vous combinez la PAC avec d’autres travaux (isolation) pour gagner au moins 2 classes DPE :
Important : ces aides sont conditionnées à l’intervention d’un installateur certifié RGE QualiPAC, comme Tempoclim.
Voici un chantier réalisé en 2025 dans la région toulousaine, qui illustre concrètement le gain DPE attendu.
Situation initiale
Travaux réalisés
Aides obtenues
Résultat
Oui, si vous êtes dans l’une de ces situations :
Points de vigilance
Vous souhaitez savoir précisément de combien de classes votre DPE peut s’améliorer avec une pompe à chaleur ? Nous réalisons une étude thermique gratuite de votre logement et vous accompagnons dans toutes vos démarches, du choix de l’équipement jusqu’à l’obtention des aides financières.
Certifiés RGE QualiPAC, nous installons des pompes à chaleur Mitsubishi, Atlantic et Daikin sur Toulouse et toute la région depuis plus de 10 ans.
Pour aller plus loin
Contactez-nous pour un diagnostic personnalisé et un devis gratuit.
Le gain typique est de 1 à 2 classes énergétiques lors du remplacement d’une chaudière fioul ou gaz. Une PAC air/eau permet généralement de gagner 1,5 à 2 classes, tandis qu’une PAC air/air (climatisation réversible) permet 1 à 1,5 classe en remplacement de convecteurs électriques. La réforme 2026 du coefficient électricité a encore amélioré ces gains pour les logements équipés de PAC.
La PAC air/eau a l’impact le plus fort sur le DPE car elle assure à la fois le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire (qui représentent 80-90 % de la consommation énergétique). Gain attendu : 1,5 à 2 classes. La PAC air/air assure uniquement le chauffage et la climatisation : son gain est plus modéré, autour de 1 à 1,5 classe, mais elle reste idéale pour les appartements et les logements sans circuit hydraulique.
Oui, à condition qu’elle remplace effectivement le système de chauffage existant. Si vous remplacez des convecteurs électriques par une climatisation réversible, vous pouvez gagner 1 à 2 classes DPE. Mais si vous installez la climatisation en complément d’une chaudière gaz ou fioul que vous gardez, l’impact sur le DPE sera neutre voire légèrement négatif.
Oui. Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité dans le DPE est passé de 2,3 à 1,9, ce qui améliore mécaniquement la note des logements chauffés à l’électricité, dont les pompes à chaleur. Vous pouvez télécharger gratuitement une attestation de nouvelle étiquette sur le site de l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, sans nouvelle visite du diagnostiqueur.
Les fourchettes 2026 pour une maison toulousaine de 100 m² : 12 000 à 18 000 € avant aides pour une PAC air/eau, 6 000 à 12 000 € pour une climatisation réversible multi-split, 20 000 à 30 000 € pour une PAC géothermique. Après MaPrimeRénov’ et CEE, le reste à charge peut être divisé par deux pour les revenus modestes. Demandez votre devis gratuit à Tempoclim pour un chiffrage adapté à votre logement.
Article publié le 28 novembre 2025, mis à jour le 1er mai 2026 par Simon de Tempoclim, expert RGE QualiPAC en pompes à chaleur, climatisation et rénovation énergétique à Toulouse.
Tempoclim est installateur RGE QualiPAC à Toulouse. Nous étudions votre logement, analysons votre étiquette DPE actuelle et vous proposons la solution PAC adaptée — air-eau pour un gain DPE maximal, air-air si votre priorité est le confort d’été. L’étude thermique est gratuite et sans engagement.