Le contexte du chantier

À Launaguet, dans la première couronne nord-est de Toulouse, nous sommes intervenus sur une maison individuelle de 150 m² des années 1980, équipée d’un plancher chauffant relié à une chaudière à gaz arrivée en fin de cycle. La maison était occupée pendant toute la durée du chantier, ce qui a conditionné l’organisation des étapes pour préserver l’accès à l’eau chaude et au chauffage.

Le besoin du client était double : sortir du gaz pour stabiliser sa facture énergétique sur le long terme, et auto-produire une partie de son électricité en s’appuyant sur l’orientation favorable de la toiture. La solution retenue combine une pompe à chaleur air-eau Mitsubishi raccordée sur le plancher chauffant existant et un champ photovoltaïque de 6 kWc piloté par un gestionnaire d’énergie MyLight Systems.

Le matériel installé

L’installation associe deux systèmes complémentaires, dimensionnés pour couvrir l’intégralité des besoins thermiques de la maison et une part significative de sa consommation électrique.

Pompe à chaleur air-eau Mitsubishi Ecodan

  • Groupe extérieur : Mitsubishi Electric PUZ-SWM80VAA Power Inverter, 8 kW
  • Module hydraulique avec ballon ECS intégré : Mitsubishi Electric ERST30F-VM6EE, 300 L
  • Gaz réfrigérant : R32, 1,80 kg, GWP 675, conforme F-Gas
  • Booster heater intégré : 6 kW
  • Alimentation : 230 V monophasé, intensité maximale 17 A
  • Garantie constructeur Mitsubishi

Installation photovoltaïque DualSun

  • 12 panneaux DualSun Flash 500 Wc (puissance totale 6 kWc), verre 2 mm, gamme française
  • Optimiseurs SolarEdge S500B posés en sous-face de chaque panneau
  • Onduleur centralisé SolarEdge
  • Gestionnaire d’énergie MyLight Systems 150+ avec batterie virtuelle
  • Compteur Linky, puissance souscrite 6 kVA
  • Certification installateur : RGE QualiPV

La mise en oeuvre

Au-delà du matériel, c’est la qualité de pose qui détermine la durée de vie d’une installation combinée. Voici comment ce chantier a été conduit.

La pompe à chaleur a remplacé directement la chaudière à gaz dans le local technique du garage, sans modification du réseau hydraulique. Le plancher chauffant existant a été conservé en l’état, ce qui évite des travaux lourds et préserve les revêtements de sol. Le module hydraulique Ecodan, qui intègre le ballon ECS de 300 L et le booster heater, prend la place de la chaudière déposée. Les liaisons frigorifiques entre le groupe extérieur et le module hydraulique passent en goulotte le long de la façade, puis traversent le mur en gaine étanche.

Le groupe extérieur est posé au sol sur plots anti-vibration, contre le mur du local technique, dans une zone abritée du soleil direct l’après-midi. La traversée du mur est étanchée à l’arrière pour éviter les remontées de chaleur et les passages de nuisibles.

Sur la toiture en tuiles canal, les 12 panneaux DualSun sont fixés sur un rail aluminium qui prend appui sur les chevrons via des crochets de fixation adaptés à ce type de couverture. Chaque panneau reçoit en sous-face un optimiseur SolarEdge S500B, qui permet de gérer indépendamment le rendement de chaque module et de neutraliser les pertes liées à un ombrage partiel ou à une salissure ponctuelle. Le câblage DC redescend par un fourreau le long de la pente, puis rejoint l’onduleur centralisé SolarEdge installé dans le local technique, à proximité du tableau électrique.

Le gestionnaire MyLight Systems 150+ est raccordé en aval de l’onduleur. Il pilote la consommation locale en priorité sur la production solaire (autoconsommation), et envoie le surplus dans la batterie virtuelle MyLight, ce qui permet de récupérer ultérieurement l’équivalent kWh produit en journée pour le consommer la nuit ou en saison où la production baisse.

Les points forts de cette installation

Un combo qui s’auto-finance partiellement. La consommation électrique de la pompe à chaleur, notamment en saison intermédiaire, est en partie couverte par la production solaire en journée. C’est la combinaison qui maximise le taux d’autoconsommation et réduit le plus rapidement la facture énergétique d’une maison qui sort du gaz.

Aucune dépose du plancher chauffant. Le réseau hydraulique en place est conservé, ce qui évite des travaux invasifs et raccourcit fortement la durée du chantier. La PAC se branche en lieu et place de l’ancienne chaudière, avec les mêmes points de raccordement.

Gaz réfrigérant R32 à faible impact climatique. Le R32 présente un GWP d’environ trois fois inférieur à celui du R410A historiquement utilisé dans les PAC. C’est une référence actuelle conforme aux exigences européennes F-Gas et orientée vers une transition progressive vers le R290.

Supervision panneau par panneau. Grâce aux optimiseurs SolarEdge, vous suivez la production de chaque panneau indépendamment dans l’application SolarEdge. Cela facilite le diagnostic d’un éventuel défaut isolé (panneau salissé, ombré, défaillant) sans devoir attendre une chute globale de production.

Batterie virtuelle MyLight. Vous valorisez votre surplus solaire sans installer de batterie physique au domicile. C’est une approche qui évite l’investissement initial dans un stockage chimique et la maintenance associée, tout en restituant l’équivalent énergétique stocké au tarif du fournisseur. Depuis que le rachat du surplus ne rapporte quasiment plus rien, c’est aussi ce qui donne sa valeur à la production excédentaire.

Conformité et accompagnement client

L’alimentation électrique du groupe extérieur de la pompe à chaleur respecte la norme NF C 15-100, avec un circuit dédié protégé par un disjoncteur calibré et un différentiel 30 mA. Le raccordement du champ photovoltaïque au tableau électrique passe par un coffret AC dédié, conforme aux exigences du Consuel qui valide la mise en service de l’installation.

La mise en service comprend un test complet de fonctionnement de la PAC sur tous ses modes (chauffage, eau chaude sanitaire, mode anti-légionellose) et un contrôle de la production du champ photovoltaïque via l’interface SolarEdge.

Vous êtes formé à l’usage de votre installation : pilotage de la pompe à chaleur depuis la télécommande filaire intérieure (loi d’eau, programmation horaire, mode silence), lecture de la production solaire dans l’application MyLight Systems, et compréhension du fonctionnement de la batterie virtuelle. L’entretien annuel obligatoire pour les PAC de puissance supérieure à 4 kW est prévu au contrat, avec une visite annuelle par un technicien Tempoclim.

Aides mobilisables

Le chantier combine deux dispositifs d’aide indépendants, qui ne relèvent pas du même cadre. Pour la pompe à chaleur remplaçant une chaudière à gaz, vous pouvez prétendre à MaPrimeRénov’, aux Certificats d’Économie d’Énergie dans le cadre du Coup de Pouce Chauffage, et à la TVA réduite à 5,5 % sur l’équipement et la pose.

Pour le photovoltaïque, le cadre a changé en juin 2026 et il faut le dire clairement. La prime à l’autoconsommation est supprimée pour toute nouvelle installation depuis le 5 juin 2026, et le rachat du surplus par EDF Obligation d’Achat est tombé à 1,1 centime d’euro par kilowattheure pour les installations jusqu’à 9 kWc, garanti sur 20 ans. Les installations dont la demande de raccordement avait été validée avant le 4 juin conservent l’ancien cadre. À noter également : les panneaux photovoltaïques ne sont pas éligibles à MaPrimeRénov’, réservée aux équipements thermiques.

La TVA à 5,5 % s’applique aux installations jusqu’à 9 kWc posées sur un logement achevé depuis plus de deux ans, sous deux conditions : des panneaux à faible empreinte carbone certifiés, et la présence d’un système de gestion de l’énergie. Le pilotage MyLight installé ici répond à la seconde condition. Les batteries physiques, elles, restent soumises à 20 %.

Conséquence directe pour un projet comme celui-ci : la valeur d’une installation solaire ne se construit plus sur la revente du surplus mais sur la part que vous consommez vous-même, ce que la combinaison avec une pompe à chaleur illustre précisément. Le détail de ce qui a changé est dans notre article sur la fin de la prime à l’autoconsommation, et les montants à jour sur notre page consacrée aux aides à la rénovation énergétique.

Conclusion

Cette installation à Launaguet illustre la combinaison la plus efficace pour une maison des années 1980 équipée d’un plancher chauffant : remplacer la chaudière à gaz par une pompe à chaleur air-eau sans toucher au réseau de chauffage, et coupler le tout à une production photovoltaïque pilotée intelligemment. Si votre projet ressemble à celui-ci, ou si vous hésitez sur la combinaison la mieux adaptée à votre logement, notre configurateur en ligne vous donne une orientation en 2 minutes, et nos équipes RGE QualiPAC et QualiPV interviennent sur toute la Haute-Garonne pour un audit gratuit.

Launaguet est à quelques minutes de notre atelier de Balma. Notre page consacrée à l’installation de panneaux solaires à Balma détaille la faisabilité selon le type de toiture et les démarches à prévoir sur tout le nord-est toulousain.

FAQ

Pourquoi combiner pompe à chaleur et photovoltaïque ?

Une pompe à chaleur consomme de l’électricité pour produire de la chaleur, avec un rendement de 3 à 4 fois supérieur à un radiateur électrique direct. En couplant une PAC à une installation photovoltaïque, vous auto-produisez une partie de cette électricité, ce qui réduit votre dépendance au réseau et accélère le retour sur investissement global. C’est d’autant plus vrai depuis juin 2026 : le surplus revendu ne rapportant quasiment plus rien, une PAC devient le meilleur moyen de consommer sa propre production plutôt que de l’injecter sur le réseau.

Faut-il une déclaration préalable d’urbanisme à Launaguet pour installer des panneaux solaires ?

Oui, l’installation de panneaux photovoltaïques en toiture nécessite une déclaration préalable de travaux auprès de la mairie de Launaguet, qui dispose d’un délai d’instruction d’un mois. Tempoclim accompagne ses clients dans le montage et le dépôt du dossier. Pour les chantiers en secteur sauvegardé ou en covisibilité avec un monument historique, l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France peut être requis.

Quel entretien prévoir pour une pompe à chaleur air-eau de plus de 4 kW ?

L’entretien annuel des PAC de puissance supérieure à 4 kW est obligatoire depuis le décret du 30 juillet 2020. Il comprend le contrôle du circuit frigorifique, la vérification des pressions, le nettoyage de l’échangeur extérieur, le contrôle de l’état du fluide caloporteur et l’analyse du carnet d’entretien. Tempoclim propose un contrat d’entretien annuel pour les installations qu’elle a posées, avec rappel automatique et déplacement inclus.

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